Khorasan : l’autre principale cible de la coalition en Syrie
Alors que l’Etat Islamique (EI) occupe la plus grande place de l’attention des médias, les services de renseignement et les experts en sécurité se préoccupent de plus en plus d’un autre groupe terroriste en Syrie : Khorasan.
Le chef de ce groupe, Mushin al-Fadli, est bien connu des services. Il n’avait que 19 ans en 2001, et faisait déjà partie des proches de Ben Laden ayant plus ou moins œuvré au 11 Septembre. C’est pourquoi les membres de Khorasan prêtent aujourd’hui allégeance à Ayman al-Zawahiri, successeur de Ben Laden à la tête d’Al-Qaïda. Les États-Unis ont cru ainsi le tuer dans un bombardement fin Septembre, mais il semble qu’il soit toujours vivant. Ils versent ainsi 7 millions de dollars à quiconque aurait des informations susceptibles de permettre sa capture.
Une menace directe pour les États-Unis et l’Europe
Le groupe est dans la même logique qu’Al-Qaïda : produire des attentats dans les pays occidentaux. Khorasan, aujourd’hui basé aux alentours de Alep, bénéficie de la protection et de l’aide du Front al-Nosra. Surtout, la recrudescence de jihadistes européens en Syrie leur permet de recruter de nombreux occidentaux, afin de profiter de leur passeport pour échapper aux contrôles de sécurité et pouvoir ainsi revenir dans leur pays pour préparer des attentats.
Le groupe est d’autant plus dangereux qu’il est lié à AQPA (Al-Qaïda dans la Péninsule Arabique). La branche yéménite d’Al-Qaïda les forme notamment sur les explosifs, avec l’aide d’Ibrahim al-Asiri, étant réputé comme étant un expert des explosifs et des poisons. Khorasan a déjà ainsi plusieurs fois tenté de dissimuler des explosifs dans des avions. Le groupe, qui souhaite réaliser un nouveau « 11 Septembre », est donc une réelle menace pour les pays occidentaux.