John Maynard Keynes – Biographie

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John Maynard Keynes, père de la macroéconomie moderne et éternellement opposé, dans les débats économiques, à Friedrich Hayek

Né le 5 juin 1883 à Cambridge et mort le 21 avril 1946 à Firle (Royaume-Uni). Fils de John Neville Keynes, maître de conférence en économie à l’Université de Cambridge et de Florence Ada Brown pionnière des réformes sociales britanniques, John Maynard Keynes fait clairement partie de la bourgeoisie victorienne.

Entré au collège d’Eton à 8 ans, il montre un talent certain pour les mathématiques dont il rafle tous les premiers prix. Il est aussi distingué de nombreuses fois dans les autres matières (dix prix en première année, dix-huit en seconde, onze en troisième). En 1902, il entre au King’s College de Cambridge et y rencontre, entre autres, Edward Moore dont le livre Principia Ethica aura une influence décisive sur lui. Diplômé de mathématiques de Cambridge en 1905, il est affecté à l’Indian Office (ministère de l’Inde) en 1907 mais s’y ennuie. En 1913, il publie son premier livre d’économie, l’Indian Currency and Finance qui prouve publiquement sa maîtrise des problèmes techniques, politiques et humains. Il est alors nommé membre de la Royal Commission on Indian Currency and Finance(1913-1914).

Dans sa vie privée, il est membre du groupe Blommsbury un groupe qui réunit un certain nombre d’artistes et d’intellectuels britanniques. Homosexuel, il épouse néanmoins la ballerine russe Lydia Lopokova en 1925. Passionné d’Opéra et de Danse il intervient de manière importante en matière de politique publique en faveur des arts et de la culture, contribuant à créer la Contemporary Art Society ainsi que le British Arts Council dont il fut l’un des premiers directeurs.

Au Trésor durant la Première Guerre mondiale, Il s’oppose à un traité de Versaille trop restrictif qu’il dénoncera en 1919 en publiant Les Conséquences économiques de la paix et se construit du même coup une renommée internationale et des ressources financières importantes. Il déplore aussi que la jeune Société des Nations ne prenne pas en compte les problèmes économiques et démissionne.

Il vit de ses écrits et analyses économiques et dénonce les politiques économiques de l’époque avec Les Conséquences économiques de M. Churchill publié en 1925. Il remet en cause l’étalon-or et réfléchit à une réforme du système. Il publie en 1930 le Traité sur la monnaie (A Treatise on Money) en deux volumes : la « Théorie pure de la monnaie » et « la Théorie de la monnaie appliquée », l’ouvrage est très critiqué pour ses approximations dues au manque de temps et de relecture. Mais en 1936 il publie son œuvre majeure, bien plus au point, qui fonde la macroéconomie moderne : la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie. Il fait une crise cardiaque en 1937 dont il ne se remettra qu’en 1939. Il réintègre bénévolement le Trésor en 1940 et propose plusieurs idées pour améliorer l’économie britanniques mais elles ne sont pas appliquées en entier. Il participe à la rédaction des accords de Bretton Woods en 1944. Désigné comme le « Churchill » de l’économie, récompensé maintes fois à la fin de sa vie, il devient administrateur d’Eton ainsi que Lord en 1942. Il meurt sans enfants le 21 avril 1946.

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