Premier accord global contre le trafic d’armes

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67 pays ont signé le premier accord global contre le trafic d’armes le 3 juin à New York. Ce traité devrait entrer en vigueur au cours des deux années à venir.

L’Assemblée générale de l’ONU a approuvé en majorité le nouveau traité passé le 2 avril dernier, avec un pourcentage de « oui » s’élevant à 85%. Ce protocole a pour principal objectif d’éradiquer le détournement des armes, non conformes aux standards internationaux. Ce sont autant les armes lourdes que légères qui sont concernées. Le traité a pour objectif de freiner les flux d’armes vers les zones en conflit ou les zones de non droit.

Ce traité a rassemblé divers pays donc, dont la France, le Royaume-Uni ou l’Allemagne, nations grandes exportatrices d’arme. Les Etats-Unis qui avaient pourtant pris part au vote en avril dernier, se sont cette fois-ci abstenus, la faute à plus d’un tiers des sénateurs contre ce projet, qui requiert l’appui d’au moins deux tiers du Sénat afin de pouvoir être ratifié. Que cela soit dans sa politique intérieure ou extérieure, il est toujours difficile de convaincre le principal pourvoyeur d’arme de la planète lorsqu’il s’agit de régulation d’armes.

Au contraire le voisin mexicain a fait partie des Etats les plus actifs pour la défense de ce projet, se félicitant d’avoir participé à la réunion des grands producteurs, importateurs ainsi que  des exportateurs d’armes. C’est en effet une victoire pour les instigateurs d’un projet qui aura longtemps été rejeté, la faute au lobby très puissant de l’industrie de l’armement. Cette même influence qui bloque aujourd’hui les avancées du projet de restriction des armes aux Etats-Unis.

La Corée du Nord, la Syrie et l’Iran sont les trois pays qui se sont opposés dès avril à ce nouveau traité. Vingt-trois pays se sont eux abstenus dont la Russie, la Chine (principaux exportateurs) ou l’Egypte et l’Indonésie (acheteurs). Il faudra cinquante ratifications avant que le texte puisse être appliqué, ce qui devrait prendre un à deux ans.

Les armes prendraient la vie de plus de 500 000 personnes chaque année dans le monde de manière directe, et beaucoup plus en prenant en compte les dommages collatéraux.

Ce traité est la première loi internationale qui rend illégale, l’autorisation de la part d’un Etat, un transfert d’armes vers une zone à haut risque. Ces même armes qui sont actuellement utilisées pour commettre des violations des droits de l’homme ou des crimes contre l’humanité.

 

 

 

 

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