Que se passera-t-il dans le monde en 2016 ?

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En cette fin d’année 2015 où le monde a paru se disloquer à plusieurs égards, les incertitudes d’ordre géopolitiques, sociales ou économiques sont fortes. Si les événements relatés ci-dessous ne sont pas forcément souhaitables, ils constituent des potentialités à la probabilité non nulle au vu des événements récents. Quoiqu’il en soit, notre prétention à travers ces quelques lignes n’est pas de vouloir prédire le futur mais plutôt de nous prêter au jeu des pronostics et de confronter notre point de vue avec vous.

N’hésitez donc pas à nous donner votre avis en commentant cet article ! Bonne lecture !

 

Quelles certitudes peut-on avoir à l'aube de l'année 2016 ?
Quelles certitudes peut-on avoir à l’aube de l’année 2016 ?

Après une année 2015 où les grandes puissances se sont divisées sur l’attitude à adopter pour contrer l’Etat Islamique, le renforcement des bombardements de la coalition internationale fera reculer l’Etat Islamique en Irak et en Syrie (probabilité : 80%) grâce, également, à la fermeture de la frontière turque avec la Syrie (p : 25%). Pour autant, la question du futur de Bachar al-Assad restera en suspens (p : 70%), ce qui permettra à ce dernier de rester Président de la Syrie (p : 80%). Cet endiguement de Daech en Syrie, accouplé à l’hostilité des peuples européens de plus en plus méfiants, limiteront les flux de migrants vers l’Europe à leur niveau de 2015 au maximum (p : 45%). En revanche, la coalition devra reporter une partie de ses efforts militaires sur la Libye (p : 65%), nouveau front entre l’Etat Islamique et la coalition occidentale, tandis que les inquiétudes se porteront sur le Liban, où se déclenchera un véritable « printemps arabe » (p : 20%), et que la France proposera une résolution de paix pour le Proche-Orient (p : 35%) afin que les tensions persistantes puissent y être calmées. Par ailleurs, les attentats terroristes se poursuivront en Occident, les Etats-Unis n’échappant plus à ces attaques (p : 25%). Du reste, les attentats les plus importants dans un pays non en guerre viseront l’Egypte (p : 30%).

Ces événements auront un impact non négligeable sur la campagne présidentielle américaine. Définitivement décrédibilisé après ses approximations concernant son passé, Ben Carson finira par se désister avant la primaire (p : 50%), profitant à Ted Cruz et à Donald Trump, tous deux partisans d’un fort interventionnisme américain à l’étranger face à l’attentisme de Barack Obama. Mais c’est finalement le sénateur de Floride aux origines cubaines, Marco Rubio, qui parviendra à remporter la primaire républicaine (p : 35%), notamment grâce aux votes des hispaniques. Profitant d’un début de « rubio-mania » et des fortes critiques à l’égard des démocrates concernant leur inactivité face à Daech, Marco Rubio permet d’ailleurs aux Républicains de remporter de justesse l’élection présidentielle (p : 45%) face à Hillary Clinton, candidate sans surprise du parti démocrate (p : 95%).

En Amérique du Sud, c’est l’Argentine de Mauricio Macri qui sera au cœur des préoccupations, la libéralisation de l’économie et la dévalorisation du peso provoquant une grave récession économique en 2016 (p : 25%). L’instabilité sociale se poursuivra au Venezuela où le président Nicolas Maduro tentera de reprendre la main face à un parlement désormais tombé dans l’opposition : mais ces tentatives de coup de force se heurteront aux critiques exprimées par les manifestations rassemblant des centaines de milliers de Vénézuéliens (p : 35%). En revanche, après une tentative d’impeachment finalement avortée (p : 70%), Dilma Rousseff profitera de Jeux Olympiques réussis et du retour de la croissance au Brésil (p : 75%) pour faire taire, en partie, les critiques. Cuba, après la mort de Fidel Castro (p : 10%), poursuivra son rapprochement avec Washington (p : 85%), bien aidé par le parcours de Marco Rubio lors des élections présidentielles américaines.

En Asie, la Corée du Nord continuera de souffler le chaud et le froid, et sera ainsi à l’origine d’un nouveau tir de missile en direction de la Corée du Sud (p : 55%). En Birmanie, l’arrivée au pouvoir d’Aung San Suu Kyi (p : 85%) sera de courte durée, sa volonté de modification de la Constitution afin de briguer la présidence du conseil suprême se heurtant au refus de l’armée (p : 25%). En Inde, Rahul Ghandi bousculera fortement Narendra Modi, critiqué pour son manque de résultats économiques (p : 45%).

La géopolitique au cœur des grandes évolutions économiques de 2016

Sur un plan économique, l’Europe repartira vers une croissance au-delà de 2% pour la zone euro (p : 65%), bien aidée par la reprise industrielle liée aux efforts militaires au Moyen-Orient et surtout à la baisse de l’Euro qui tombera momentanément à parité avec le dollar (p : 60%) après la poursuite de la hausse progressive des taux directeurs par la FED (p : 80%) et le maintien du QE par la BCE (p : 90%). Du reste, l’Europe résistera aux intentions sécessionnistes de la Catalogne, rejetées par Madrid (p : 90%), et du Royaume-Uni par rapport à l’Europe, l’Union Européenne consentant de nouveaux avantages considérables à Londres (p : 65%) à l’approche du référendum prévu pour 2017. Les nouveaux soubresauts économiques concernant la Grèce n’atteindront pas l’ampleur de ceux de 2015 (p : 70%) et Alexis Tsipras conservera son poste de Premier ministre (p : 80%). Aux Etats-Unis, le retour programmé des Républicains au pouvoir, accouplé à leurs velléités militaires, feront progresser les prévisions de croissance à plus de 3,5% pour l’année 2017 (p : 50%). Tirant les leçons des secousses de 2015, la Chine se montrera prudente sur ses prévisions de croissance afin de ne pas décevoir les marchés. En revanche, suite à l’échec de ses politiques, Shinzo Abe devra céder sa place de Premier ministre du Japon en 2016 (p : 35%). De son côté, la Russie restera engluée dans la crise (p : 80%) du fait de cours des hydrocarbures toujours très bas (p : 90%), gangréné en particulier par le boom économique de l’Iran et la hausse de sa production de pétrole (p : 85%), et de nouvelles sanctions européennes suite à une tentative de déstabilisation du Caucase pour le motif que s’y cacheraient des terroristes (p : 20%). Passée au second plan des enjeux internationaux en 2015, l’Ukraine subira encore les provocations des séparatistes pro-russes mais restera politiquement dans l’impasse (p : 80%).

 

Et vous, comment voyez-vous 2016 ?

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