Ils sont venus, ils sont tous là… Départ officieux de la campagne à la présidentielle américaine de 2016 !

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Hillary Clinton fut la première à se lancer dans la course mais dans le parti Républicain les candidatures de personnalités se sont succédées à un rythme effréné. Tous veulent la Maison Blanche mais déjà des tendances se dessinent.

Donald Trump, dernier candidat Républicain à s'être déclaré. L'affluence à la primaire des Républicains est sans précédent. Barack Obama a fait remarqué avec humour qu'ils pourraient organiser des "Hunger Games".
Donald Trump, dernier candidat Républicain à s’être déclaré. L’affluence à la primaire des Républicains est sans précédent. Barack Obama a fait remarquer avec humour qu’ils pourraient organiser des “Hunger Games”.

Leur nombre total de candidat est de 443. Il est notable de voir que le premier «  parti » représenté par les candidats est le leur, en quelques sortes, puisque ce sont des candidatures indépendantes qui arrivent en plus grand nombre (117 candidats). Il serait aussi trompeur d’imaginer que les seuls candidats Républicains et Démocrates sont les têtes d’affiche que l’on voit sur les grandes chaines : il y a cette année 100 candidats Républicains et 72 Démocrates. Le reste des candidats n’ont pas d’affiliation et les partis alternatifs sont très peu représentés avec 11 candidats pour le parti Libertaire, 3 candidats pour les verts et même un pour le parti communiste, entre-autres.

Dans le camp Démocrate, Hillary Clinton a assez attendu son heure et a commencé sa campagne il y a plusieurs mois sur le thème des inégalités et discriminations. Elle est talonnée sur sa gauche par Bernie Sanders, 73 ans et se déclarant Indépendant, faisant campagne pour une Amérique Sociale-démocrate. Ses propositions de meilleure répartition des richesses et sa campagne modeste séduisent : des milliers de personnes se rendent à ses meetings malgré le faible budget de sa campagne comparé aux autres candidats. Son idée choc est celle de l’appauvrissement de la classe moyenne ressentie dans tout le pays depuis la crise de 2008.

Mais c’est dans le camp Républicain que le foisonnement de candidatures médiatiques est le plus fort avec une petite quinzaine. Chaque chapelle conservatrice a son poulain : Ted Cruz pour le Tea Party, Marco Rubio pour les hispaniques, Rick Santorum pour les religieux, Rand Paul pour les libertariens… Tous ces candidats sont crédités entre 0 et 5% d’intentions de vote mais deux candidats semblent se détacher pour l’heure : Jeb Bush et Donald Trump. Jeb Bush tente tout pour se différencier de l’héritage de sa famille. Il est leader dans les sondages et se déclare « modéré » sans pour autant trop aller au centre pour ne pas perdre les militants. Donald Trump est le candidat surprise même s’il a failli se présenter en 2012. Le propriétaire de la Fox habitué aux déclarations racistes et à l’emporte-pièce. Il est cependant crédité de bons sondages dans le parti et doit certainement bénéficier du vote des plus radicaux : Tea Party et tous ceux qui veulent renverser la table.

La première leçon à retenir est déjà qu’en dehors du bipartisme point de salut. Pire, les candidats les plus populaires sont parmi ceux bénéficiant des plus forts budgets. Pour une élection prétendant tirer les leçons de la crise c’est paradoxal.

A un an de la campagne officielle pour la présidentielle, les choses peuvent bouger mais nous pouvons déjà anticiper un nouveau record d’argent dépensé dans les « Super PAC » soutenant les candidats et une boucherie au moment des primaires en 2016 avec des millions dépensés dans des publicités discréditant les candidats adverses. Il n’en restera plus qu’un !

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