Des progrès sociaux notables en Amérique Latine

Shares

En Amérique Latine, les indices de pauvreté subissent une baisse sans précédent : ils ont atteint leur niveau le plus bas depuis 20 ans. La nouvelle a été publiée, en novembre dernier, par la commission économique pour l’Amérique Latine et les Caraïbes (CEPAL) de l’ONU et a réjoui les dirigeants de la région.

Ce rapport du CEPAL fait état de 174 millions d’habitants vivant dans la pauvreté dont 73 millions dans l’indigence. En 10 ans, l’indice de pauvreté a baissé de 17 points de pourcentage (de 48,4 à 31,4%)  alors que l’indice d’extrême pauvreté a chuté de 10 points (de 22,6 à 12,3%). C’est une nouvelle importante pour l’Amérique Latine qui voit ses efforts récompensés pour avoir apporté de nombreux changements structurels dans sa politique sociale. De nombreuses subventions ont été redistribuées à l’éducation et à la santé. Ainsi, l’Amérique Latine est en train de combler un retard important et tente d’éradiquer la transmission intergénérationnelle de la pauvreté. L’éducation apparaît être un élément clé sur lequel l’Amérique Latine doit se reposer pour progresser. Bien que le nombre d’enfants fréquentant le système scolaire ait augmenté, il faut maintenant tabler sur un enseignement de meilleure qualité.

Les progrès dans la lutte contre la pauvreté ne doivent pas suivre l’exemple asiatique, socialement parlant. 

En Asie, l’indice d’extrême pauvreté a perdu 50 points de pourcentage contre seulement 10 en Amérique Latine, durant la même période. Cette amélioration s’est en réalité accompagnée d’un développement de nombreuses disparités sociales : forte montée de l’analphabétisation dans certaines régions, propagation rapide du VIH et du sida, politique environnementale totalement délaissée, etc.

Au niveau économique, la situation mondiale va se répercuter sur la croissance du continent qui, selon les prévisions, passera à 3.5% en 2012 au lieu des 6% de 2010. La politique économique basée sur l’exportation de matières premières est loin d’être idéale. Même si un effondrement du prix des matières premières, causé par un ralentissement économique chinois, parait peu probable, les États doivent absolument diversifier leur économie afin de devenir plus autonomes. Les structures productives doivent être modifiées, les trop nombreux emplois à basse productivité et, qui plus est, sans protection sociale doivent être réduits. Un investissement accentué dans les secteurs de la technologie et de l’innovation est aussi à réaliser.

La classe moyenne inférieure est en train de faire valoir son désœuvrement contre la persistance d’un système inégalitaire. Si l’Amérique Latine veut s’imposer en exemple dans une lutte juste face à la pauvreté, elle doit à tout prix conserver une ligne de conduite stricte au niveau de sa politique sociale, tout en essayant d’améliorer ses stratégies économiques.

 

 

 

 

 

Shares

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *