Regain de tension aux Malouines

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Alors que l’on fêtera en juin prochain les 30 ans de la fin de la guerre, le ton monte entre les deux ex-belligérants au sujet de l’archipel des Malouines.

La Présidente argentine, Cristina Kirchner s’est indignée des récentes manœuvres militaires anglaises dans la région. Le prince William, envoyé en « mission de routine » d’après les autorités anglaises, sera stationné dans l’archipel pendant six semaines. Il en profitera pour superviser l’arrivée de l’un des plus performants navires de guerre de la Couronne, le Dauntless. Les îles Falkland – comme il convient de les nommer Outre-manche -, situées au large de la Patagonie, sont la propriété du gouvernement Britannique depuis la guerre de 1982, qui vit la victoire de la Navy anglaise contre la dictature argentine. Cet affrontement d’une durée de 73 jours, avait précipité la chute de la dictature argentine. Depuis lors, les 3000 habitants de l’archipel sont placés sous l’autorité de la couronne Britannique.

Peu peuplés, sans ressources économiques majeurs (la pêche est la principale activité économique  locale) ces ilots situés au bout du monde attisent les dissensions de par l’intérêt des fonds marins qui les entourent, qui seraient riches en hydrocarbures.

Bien que les investigations actuelles ne permettent pas de donner avec  précision la quantité d’hydrocarbures présente, plusieurs forages ont déjà été opérés depuis 2010 par des compagnies pétrolières britanniques. Bien que les conditions d’extractions paraissent difficiles,  dans le contexte mondial actuel d’augmentation du cours du brut, l’occasion est trop belle pour les Britanniques. Un accord bilatéral signé en 1995 prévoyait le partage des bénéfices de l’exploitation des fonds marins, accord, qui d’après les Argentins, ne serait pas respecté par Londres.

Buenos ne supporte pas l’attitude anglaise qui aurait toutes les caractéristiques du colonialisme. Ils dénoncent le pillage des ressources naturelles de la région, le stationnement permanent de 1700 soldats Britanniques, et souhaitent amener les habitants des îles à redevenir Argentins. Ce à quoi s’oppose Londres, qui dénonce la coalition régionale qui s’est liguée contre eux pour l’occasion : en effet, depuis fin décembre, par solidarité avec l’Argentine, les Etats du Mercosur boycottent les navires battant pavillon des Malouines.

La polémique qui règne actuellement autour des Malouines est révélatrices des dynamiques  qui ont cours en Amérique latine : lutte acharnée pour sécuriser les approvisionnements en énergie, établissement de nouvelles relations basées sur une relation d’égalité avec les  puissances occidentales, développement accru de solidarités et d’échanges régionaux.

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