La peine de mort de retour au Pakistan

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Alors que la peine de mort avait été stoppée par l’ancien gouvernement, le nouveau Premier ministre pakistanais, Nawaz Sharif, a décidé de ne pas renouveler le moratoire en place qui bloquait l’exécution de la peine capitale.

Vainqueur des élections législatives en mai dernier, la ligue musulmane et son leader Nawaz Sharif, ont pris la décision d’agir radicalement contre la vague de crime qui sévit au sein du pays.

Le moratoire, qui empêchait l’application de la peine de mort, avait été instauré par le Parti Populaire du Pakistan (PPP). Il durait depuis 5 ans et ne prendra donc plus effet.

Cette mesure dérange alors que des associations comme Amnesty International notamment tentent d’éradiquer cette mesure. La Papouasie Nouvelle-Guinée avait en mai passé déjà rétablit la peine capitale. 150 pays ont déjà aboli la peine de mort ou ont en tout cas arrêté son exécution.

«Tout feu vert gouvernemental à la reprise des exécutions au Pakistan serait une mesure choquante et rétrograde qui menacerait la vie de milliers de personnes», a déclaré Polly Truscott, directrice d’Amnesty pour l’Asie et le Pacifique.

Amnesty International évalue à 8000 le nombre de personnes en attentes dans le couloir de la mort dont 400 au Pakistan. De son côté, le Pakistan pense que c’est un des facteurs qui pourrait faire diminuer la vague de crime qui s’abat sur le pays.

Nawaz Sharif , depuis son retour au pouvoir en mai dernier, fait face à d’immenses défis sur divers fronts. L’économie a besoin d’être renfloué, la corruption endémique doit être combattue. Il avait lui-même été condamné pour corruption quelques années auparavant, tout un symbole qui montre l’état dans lequel le pays se trouve.

L’autre point qui pose question est bien évidemment la relation avec les talibans et notamment les talibans du TTP. Pour garder une certaine stabilité, le pays dépend aussi et surtout de la pacification du territoire afghan ce qui est loin d’être gagné. Le retrait des troupes de l’OTAN fin 2014 ne devrait pas arranger les affaires du Premier ministre.

Le Pakistan en prenant cette décision montre son incapacité à résoudre ses problèmes internes. Plus qu’une mesure radicale, c’est un signe d’impuissance fort de la part du pouvoir, incapable de faire sortir la tête de l’eau un pays miné par les conflits internes et externes assorti d’un contexte historique complexe.

 

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