Deux Français assassinés au Sahel : AQMI encore concerné ?

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Vendredi dernier, deux jeunes Français de 25 ans étaient enlevés à Niamey, à environ 200 kilomètres de la frontière avec le Mali. Vincent accompagnait alors Antoine, qui allait se marier au Niger. Mais peu avant 23h, des hommes armés les prirent en otages dans un restaurant de la capitale nigérienne.

Le lendemain, une fusillade orchestrée par les armées nigérienne et française près du Mali (vers où les kidnappeurs tentaient de s’échapper), provoquait la mort de plusieurs des ravisseurs, mais les deux otages furent alors assassinés : « A l’issue de cette action, les corps des deux otages ont été découverts sans vie » a ainsi indiqué Alain Juppé, ministre de la Défense. Si Nicolas a condamné un « acte barbare perpétré par des barbares » et que l’ensemble de la classe politique française a semblé uni dans ce drame, des interrogations subsistent néanmoins sur cette opération et son échec. Alors même qu’un important dispositif militaire a été déployé par l’armée française, notamment un avion de surveillance, certains s’interrogent sur la manière dont a été menée cette opération. Mais le ministre français de la Défense a écarté toute possibilité de bavure dans cette affaire.

Aujourd’hui, il semble bien que l’AQMI soit, de façon irréfutable, l’organisation terroriste à l’origine de cet enlèvement. Alain Juppé l’a d’ailleurs confirmé ce lundi. Or, l’AQMI est déjà impliquée dans la mort de Michel Germaneau l’été dernier. L’organisation terroriste a, en outre, déjà revendiqué l’enlèvement de sept otages dont cinq Français le 21 septembre dernier, otages que la France tente depuis d’obtenir la libération. La France est donc bel et bien visée, et les actes terroristes à l’égard de citoyens français se multiplient dramatiquement.

Quoiqu’il en soit, la France adopte visiblement une position claire et ferme : elle continuera à s’opposer aux terroristes du Sahel. Le Niger l’a, de son côté, assurée de son soutien. En attendant, Alain Juppé a demandé des mesures complémentaires pour les 1500 Français vivant dans le pays. Samedi, le Quai d’Orsay indiquait sur son site que « au regard de la menace terroriste qui pèse sur la région [le Sahel], aucun endroit ne peut désormais plus être considéré comme sûr ». Si quelqu’un en doutait encore, l’insécurité dans laquelle vivent nos ressortissants ne peut aujourd’hui être réfutée…

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