Le FMI va-t-il tourner la page DSK ?

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Après son incarcération à la prison new-yorkaise de Rickers Island, Dominique Strauss-Kahn peut-il rester à la tête du FMI ? Interrogés tour à tour sur la question, Jean-François Copé et Thimothy Geithner, le secrétaire américain au Trésor, ont estimé que la démission de l’actuel patron du FMI était inévitable. «Il est important que le conseil d’administration du FMI nomme officiellement quelqu’un pour une période transitoire et que cette personne agisse en tant que directeur», a déclaré ensuite le second. Pour le moment, c’est le numéro deux de l’institution qui assure provisoirement la direction du Fonds monétaire international. Restés jusqu’alors discret sur l’affaire Strauss-Kahn, les représentants du FMI n’en ont pas moins convoqué une audience avec le Conseil d’administration de l’institution prévue pour le vendredi 20 Mai, et qui décidera certainement du sort de l’intéressé.

Qui pourrait alors remplacer Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI ? Faudrait-il un Européen, comme la tradition le veut ? Ne serait-ce pas au contraire le moment de changer les habitudes et de nommer un directeur issu d’un pays émergent, pour injecter du sang neuf au sein de l’institution et prendre un nouveau départ ?

La question de la succession de l’actuel patron du FMI n’est pas nouvelle. Annoncé comme un candidat incontournable à la succession de Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn était déjà sur le départ. Il n’aurait pas pu assurer conjointement une campagne pour la Présidence française et son travail au FMI. Cependant l’affaire dans laquelle l’ancien ministre de l’Économie et des Finances s’est empêtré devrait porter un coup d’accélérateur au processus de nomination d’un nouveau directeur du FMI.

Déjà plusieurs noms ont été annoncés, dont celui de Christine Lagarde, actuellement ministre de l’Économie et des Finances du gouvernement Fillon. Si cette dernière est apprécié dans le monde anglo-saxon, elle pourrait cependant pâtir du fait que de nombreux directeurs français aient déjà été nommés à la tête de l’institution. Les Américains ont eux aussi avancé un nom. Il s’agit de David Lipton, actuellement conseiller à la Maison Blanche. Il y a enfin un candidat présenté comme celui du compromis : Kemal Dervis, ancien ministre turc des Finances, qui pourrait bénéficier de la neutralité qu’il incarne.

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