Rétrospective 2014 : 2014, année la plus chaude jamais enregistrée sur Terre

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C’était annoncé depuis plusieurs mois, c’est désormais une certitude : 2014 a été l’année la plus chaude depuis 1900 au niveau mondial. Plus localement, 2014 a également été l’année la plus chaude en France. Les conséquences du dérèglement climatique sont de plus en plus visibles et coûteuses, humainement et financièrement. Or, la fréquence de ces épisodes climatiques anormaux devrait augmenter… A moins d’un accord historique à Paris en décembre prochain ?

Températures annuelles moyennes par année, selon la JMA
Températures annuelles moyennes, selon la JMA

Au final, « quatorze des quinze années les plus chaudes jamais mesurées appartiennent au XXI° siècle », indiquait Michel Jarraud, le Secrétaire général de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), début décembre. Cette semaine, la Japan Meteorological Agency (JMA) a annoncé que 2014 était bien l’année la plus chaude enregistrée depuis plus de 120 ans (+0,27°C au-dessus de la moyenne 1981-2010 et +0,63°C par rapport à la moyenne du XX° siècle), ce que la NASA et la NOAA devraient confirmer prochainement. Dans l’hexagone, 2014 a également été l’année la plus chaude, malgré la vague de froid de fin d’année (13,8°C de moyenne selon Météo France, soit 1,2°C au-dessus de la normale calculée sur la période 1981-2010) devant 2011 et 2003. Là-encore, les 15 années les plus chaudes enregistrées depuis 1900 datent de ces 25 dernières années.

En France, les conséquences de cette année record ont été largement visibles : Paris n’a pas connu de jour de gel pendant plus d’un an (entre le 13 décembre 2013 et le 28 décembre 2014, un record) et la plupart des stations de ski sont restées fermées jusqu’à Noël, tandis que le sud de la France a été confronté à un automne particulièrement pluvieux à l’origine d’inondations majeures et de plusieurs décès. Au niveau mondial, des sécheresses majeures ont frappé la Californie ou l’Australie, tandis que l’hiver dernier a été particulièrement meurtrier dans le nord-est des Etats-Unis. Les Philippines ont une nouvelle fois été touchées par un typhon de grande ampleur à l’origine de l’évacuation de centaines de milliers de personnes. Globalement, de nombreuses récoltes ont pâti des événements climatiques en 2014 : céréales en Australie, noisettes en Turquie, huile d’olive en Espagne, les exemples sont nombreux.

Face à ce constat, la communauté tente de réagir et multiplie les sommets et rencontres. Malgré un accord bilatéral encourageant signé en novembre entre les Etats-Unis et la Chine, la conférence de Lima, qui réunissait 195 Etats en décembre, n’a débouché que sur un accord a minima. Ainsi, l’écart entre les mesures adoptées (qui ne sont d’ailleurs pas toujours respectées) et les recommandations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ne cesse de s’accroître. La confiance entre les Etats étant encore fragile et les divergences entre pays en développement et pays industrialisés persistant, la signature d’un accord ambitieux se jouera donc en décembre prochain, lors de la Conférence de Paris (COP21). Pays hôte assurant la présidence de la COP, la France a déjà fait du climat une « grande cause nationale » pour l’année 2015 : mais la tâche qui l’attend afin de trouver un accord s’annonce immense, tant les désaccords actuels ont jusque-là semblé insolubles.

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