Sixième forum mondial de l’eau

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Le sixième forum mondial de l’eau s’est achevé aujourd’hui à Marseille. Il a réuni du 12 au 17 mars les principaux acteurs publics, privés et représentants de la société civile autour de problématiques liées à l’eau.

En 2011, un milliard de personnes n’avaient toujours pas d’accès à l’eau potable, tandis que deux milliards et demi ne disposaient pas de toilettes. Ces chiffres impressionnants montrent à quel point la lutte pour l’eau, tant sur le plan quantitatif que qualitatif, reste aujourd’hui enjeu mondial de premier ordre. L’agenda du forum s’articulait ainsi autour de la question de l’accès à l’eau, de son assainissement et de la gestion des ressources partagées. L’or bleu, ressource indispensable mais toujours plus précieuse, suscite de plus en plus les convoitises.

Si la guerre de l’eau n’a pas encore eu lieu, les tensions quant à la gestion de ressources sont légions : différents entre pays frontaliers, gestion publique ou privée de l’eau, conflits entre les usages industriels, agricoles et particuliers, fixation des prix… L’or bleu constitue bien souvent un non-dit mais reste néanmoins un facteur clé dans certains conflits actuels, comme au Proche Orient entre Israël et les Territoires Palestiniens.

Le thème de cette sixième édition était « Le temps des solutions. »

Les trois engagements principaux pris lors de ce forum résidaient dans la mise en œuvre du droit humain à l’accès à l’eau et à l’assainissement , dans l’économie d’eau et dans la bonne gestion de cette ressource, menacée par le réchauffement climatique. Pour l’instant, seule une quarantaine de pays, dont la France, a inscrit le droit à l’eau dans sa constitution. Le FAME (forum alternatif mondial de l’eau) se tenait au même moment à Marseille. Partant des mêmes constatations, il a dénoncé la collusion du Forum mondial de l’eau et des firmes multinationales de l’eau (Véolia, Suez…) ainsi que la tendance à gérer  l’eau comme une marchandise profitable. L’eau, selon eux, doit être  considérée  comme un bien public universel. Des solutions alternatives ont été ainsi proposées, parmi elles, la création d’un Tribunal international de l’eau.

L’or bleu, bien public ou marchandise ? L’accès à l’eau, service payant ou droit inaliénable ? Les réflexions menées ces derniers jours dans la cité phocéenne sont loin d’être achevées : rendez-vous à Daegu en 2015 pour le prochain forum.

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