Le Paradigme OLI

Shares

Ce paradigme a été théorisé par John Dunning dans son ouvrage International Production and the Multinational Enterprise paru en 1981. Il part du principe que toute firme multi-nationale (FMN) est confrontée à une double interrogation : d’un côté, il lui faut choisir de produire ou du faire produire, de sous-traiter ; de l’autre côté, elle doit décider de produire sur son territoire d’origine et ensuite exporter ou alors de procéder à un investissement direct à l’étranger.

OLI est l’acronyme de Ownership advantage, Localisation advantage et Internalisation advantage. Utilisé pour la première fois par Stephen Hymer, la notion de Ownership advantage désigne un avantage spécifique de la FMN, transférable dans le reste du monde, qui lui permet de couvrir les coûts liés à son internationalisation (Hymer en identifie 4 types : barrières linguistiques et culturelles, méconnaissance du droit et de la demande locale, possibilité de discrimination à l’encontre des FMN, coûts d’opération des filiales dans le reste du monde). Cet avantage peut, selon Hymer toujours, reposer sur trois choses : l’innovation-produit, la compétitivité-prix des produits ou encore l’effet d’image de marque de la FMN.

Dunning prolonge cette approche et énonce que l’avantage spécifique de la FMN doit être décisif et exportable, c’est-à-dire un actif intangible dont la firme détient la propriété exclusive (avance technologique, économies d’échelle réalisables, différenciation produit etc..). Il rajoute également que, dans l’optique du choix de localisation de sa production, la firme effectue un arbitrage en fonction des avantages comparatifs et des dotations factorielles des régions cibles. Les critères pris en compte vont de la qualité de la main d’œuvre dans le pays cible, au coût des transports et communication, en passant par la qualité des infrastructures publiques ou encore l’existence de barrières à l’échange. Enfin, la firme procède à la comparaison des coûts de transaction estimés avec les coûts d’organisation attendus, ce qui va déterminer si l’internalisation ou non de la production.

Une théorie sur le processus d'internationalisation des firmes
Une théorie sur le processus d’internationalisation des firmes

Si les trois critères OLI sont réunis, alors, la firme procèdera à un investissement direct à l’étranger. Si seuls O et I sont combinés, alors la firme exportera ses produits depuis son territoire d’origine. Si la firme ne détient que le O, alors, elle délivrera une licence.

Shares

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Centre de préférences de confidentialité

    Necessary

    Advertising

    Analytics

    Other