La Libye plonge dans une guerre civile indécise et meurtrière

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Depuis l’appel au soulèvement lancé pour le 17 Février (date considérée comme le début de la crise libyenne), les évènements ont pris de l’ampleur en Libye, où désormais des affrontements armés opposent les « partisans » du « Guide » aux insurgés. Depuis hier, Vendredi 4 mars, les deux camps se battent pour le contrôle de deux villes clés : Zawiyah, à une soixantaine de kilomètres à l’ouest de la capitale libyenne, et Ras Lanouf, un port pétrolier à l’est du pays. Si ce dernier semble avoir été conquis par les insurgés, la ville de Zawiyah serait elle en état de siège suite à une attaque des forces du régime. Des chars auraient pris d’assaut la ville Samedi 5 mars, tirant sur des bâtiments abritant des insurgés. Depuis le lancement des hostilités, plus de 6000 personnes ont trouvé la mort à cause du conflit. La plupart d’entre elles sont des civils . Déjà plus de 172 000 personnes ont fui la Libye depuis le début de la crise, traversant les frontières vers l’Egypte et la Tunisie. Les pays d’Europe méridionale redoutent des afflux massifs d’immigrants.

Désormais le pays semble coupé en deux : si l’ouest semble être sous le contrôle du régime, l’est de la Libye serait passé sous le contrôle des insurgés. Le clan Kadhafi a choisi de feindre la normalité au cours des nombreuses apparitions publiques de ses membres. Le « Guide » et ses fils continuent de vouloir faire passer l’opposition pour un clan de minoritaires fondamentalistes et réclament le soutient du peuple, même si les fidèles au régime ne sont pas nombreux. À tel point que les forces armées qui combattent les insurgés pourraient être composées majoritairement d’étrangers venant du Sud (du Tchad et du Soudan par exemple).

La communauté internationale a déjà réagi vivement à ces évènements, prenant des sanctions, comme l’embargo sur les ventes d’armes voté par l’ONU le 26 février. Une intervention militaire ne semble cependant pas faire l’unanimité au sein de l’organisation. Hier, Interpol a déclenché une « alerte orange » contre 16 membres du clan Kadhafi, parmi lesquels le Colonel lui-même et ses fils, facilitant l’accès aux informations les concernant.

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