Veto russe et chinois à l’ONU : le symbole de l’impuissance occidentale

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C’était une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU destinée à sanctionner le régime syrien en place, accusé de violences et de répression sanglante à l’égard du peuple syrien. Si les pays occidentaux avaient soutenu cette résolution, il n’en a pas été de même pour la Russie et de la Chine, qui ont véritablement sabordé les desseins occidentaux. Damas salue une décision « historique ».

Ban Ki-Moon, Secrétaire général de l’ONU, a quant à lui déploré ce rejet de la résolution de l’ONU initiée par l’Europe dont le but était de mettre fin à la répression dont sont victimes les manifestants. Jugeant que la violence en Syrie est insoutenable, Ban Ki-Moon espère qu’un accord sera trouvé rapidement afin d’y mettre fin. Les pays occidentaux ayant participé au vote, à savoir les Etats-Unis, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni, ont également fustigé ces veto qui pourraient alimenter de nouvelles vagues de violences en Syrie et pousser les manifestants à mettre fin à leurs actions pacifiques pour privilégier la violence. « C’est un triste jour pour le peuple syrien », a déclaré Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères. Côté allemand, on déplore que « le Conseil de sécurité de l’ONU n’assume pas sa responsabilité pour la paix et la sécurité ».

2700 morts depuis le mois de mars

Le bilan depuis le début des violences en Syrie apparaît aujourd’hui bien lourd. Mais les dirigeants syriens se sont félicités de cette décision, qui selon eux met fin à l’hégémonie occidentale et à son ingérence dans les affaires d’autres pays. Cela n’empêche pas l’Europe de préparer, de son côté, une huitième série de sanctions commerciales à l’égard de la Syrie. Mais la Russie, alliée de la Syrie à laquelle il fournit bon nombre d’armes, s’est défendue de son veto : « Nous ne sommes pas les avocats du régime de Bachar al-Assad » a déclaré le ministre des Affaires étrangères russes. La Russie devrait prochainement recevoir deux délégations de l’opposition syrienne. La Chine, quant à elle, s’oppose à des pressions occidentales malvenues selon elle.

L’opposition idéologique entre d’un côté les pays occidentaux et de l’autre la Chine et la Russie montre comment il peut être difficile pour le Conseil de Sécurité de l’ONU de fonctionner. Désormais, l’Occident ne peut plus agir avec l’aval de l’ONU où, quand et comme il le veut. Une preuve de plus de la baisse d’influence occidentale ?…

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