Argentine : réélection de la présidente sortante Cristina Kirchner

Shares

Dimanche 23 octobre, la présidente argentine, Cristina Fernandez Kirchner a été élue pour un nouveau mandant de quatre ans dès le premier tour, après un véritable raz-de-marée électoral : 53% des voix.

Elle a donc largement devancé ses rivaux péronistes : Eduardo Duhalde et Alberto Rodriguez Saa, ainsi que les caudillos de province qui contestaient son leadership. La deuxième place du scrutin revient à un socialiste, Hermes Binner (17,11% des voix) qui revient de loin puisque le petit Parti Socialiste argentine a avant tout une influence locale, mais dont l’échec traduit son incapacité à rassembler tout le centre gauche opposé aux Kirchner. Reconnaissant la victoire de Cristina Kirchner, il a cependant insisté sur le fait que le parti socialiste avait, pour la première fois dans l’histoire du pays, réussi à devancer le candidat radical. Les chefs d’Etat voisins ont également salué cette réélection, en particulier la présidente brésilienne Dilma Roussef qui voit en elle « une véritable alliée » ainsi que le prédisent vénézuélien Hugo Chavez qui salue l’ampleur du soutien populaire envers la présidente sortante.

Surfant sur la vague d’une véritable prospérité économique, elle continue ainsi après la mort de son mari et prédécesseur Nestor Kirchner, ce que l’on peut désormais appeler la dynastie Kirchner. Si nombre de ses détracteurs fondent leur critique sur son manque d’originalité par rapport au programme de son mari et ne voient en elle que la veuve de Nestor Kirchner, force est de constater que les électeurs croient en leur présidente et en son originalité. Ancienne sénatrice, elle a su se démarquer des amis de son mari, forger de nouvelles alliances, notamment avec son colistier et ministre de l’économie Amado Boudou, et surtout consolider son électorat. Les classes populaires constituant la base électorale classique du peronisme pui étaient acquises, mais Mme Kirchner a réussi à convaincre une bonne partie des classes moyennes voire des cadres comptant sur le maintien de la stabilité économique.

Avec une croissance moyenne de 8% par an depuis 2003 (à l’exception de 2009) et un taux de chêmage inférieur à 7%, l’Argentine est un pays en plein boom économique.

Elle bénéficie en effet d’une forte croissance de la consommation (+4% par an), de l’envolée des prix des matières premières et des produits agroalimentaires, notamment du soja dont elle est le troisième exportateur mondial, facteurs principaux expliquant les taux de croissance surréalistes affichés.

Shares

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *