Attentats en Russie : la vulnérabilité du pays dévoilée au grand jour

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Lundi après-midi, l’aéroport moscovite de Domodedovo (principal aéroport russe, à quarante kilomètres au Sud-Est de la capitale) était frappé par un attentat suicide à la bombe faisant 35 victimes (dont huit étrangers) et blessant plus d’une centaine d’autres personnes. Le kamikaze, qui a semble-t-il utilisé l’équivalent de sept kilogrammes de TNT, pourrait selon les autorités être une femme, comme c’était le cas lors des attentats dans le métro russe en mars dernier où des femmes originaires du Daghestan avaient provoqué la mort de quarante personnes.

Cette fois encore, et malgré l’absence de quelconque revendication, la piste terroriste est privilégiée, et il semble bien que les mouvements caucasiens soient une nouvelle fois à l’origine de ces attentats. Si tel est le cas, on ne peut que déplorer la vivacité de la rébellion islamiste dans le Caucase. La communauté internationale entière a rapidement et fermement condamné ces agissements, « déplorables et injustifiables » selon les mots de Ban Ki-moon. Afin de montrer la fermeté du gouvernement à l’égard de tels actes, le président russe, M. Medvedev, a demandé la liquidation des responsables.

Une nouvelle fois, et malgré les services de sécurité déployés par le Kremlin, ces événements rappellent la vulnérabilité de la Russie. Aujourd’hui, Medvedev a exigé le limogeage d’un responsable de la sécurité des transports, Andreï Alexeev. D’autres têtes devraient tomber dans les jours qu’ils viennent. « Je ne veux pas entendre de la part des dirigeants de sociétés de transport ‘nous ne sommes pas responsables, c’est la police qui est responsable’ » s’est insurgé Dmitri Medvedev, alors que l’aéroport a nié toute responsabilité. Il faut dire qu’à l’intérieur du pays, le gouvernement est critiqué de toutes parts : beaucoup estiment que les forces russes n’ont pas été capables d’anticiper ce qui aurait dû l’être.

Le gouvernement est également critiqué quant à son absence de mesures concrètes visant à développer les régions caucasiennes. Il est d’ailleurs accusé de mener « une politique économique qui entraîne un chômage colossal et la misère dans le Caucase » par un député communiste. Pas sûr pour autant que cela apaiserait la situation, tant celle-ci parait complexe.

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