L’impact de la croissance économique sur le continent africain

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 L’Afrique connait une croissance annuelle forte et constante à hauteur de 5% en moyenne. Les dégâts produits par la crise ont été vite palliés mais la croissance économique ne règle pas tout.

Incontestablement, le continent africain est sur la bonne voie, tout du moins d’un point de vue économique. La croissance y est forte et l’Afrique devient une zone d’investissement importante.

L’impact de cette avancée économique est notable : l’indice de pauvreté recule d’un point par an  et déjà 300 millions de personnes sont dorénavant passés de « vivant sous le seuil de pauvreté » à la classe moyenne. Cela génère une bulle de consommateurs nouveaux importante et dynamise des secteurs tels que l’agro-alimentaire ou les télécommunications.

Il ne faut pas oublier que la croissance économique n’est pas toujours vecteur d’améliorations sociales.

La problématique principale repose sur la manière dont est gérée cette croissance : la gouvernance est toujours un point délicat sur le continent africain. Beaucoup d’Etats restent « fragiles », en proie à la résurgence d’un conflit armée, frappé par la criminalité, les maladies ou la famine. Pour développer un système qui annihilerait ces excès, l’Etat doit se montrer puissant et incorruptible ce qui est souvent loin d’être le cas. Cette situation ne favorise pas la mise en place d’institutions gouvernementales incontestables.

La mondialisation apporte aussi son lot de problème puisque, la consommation de sucre va accentuer exponentiellement le diabète, devenu un problème de santé publique. Cette maladie devrait toucher 300 millions d’Africains dans un peu plus de 10 ans. A cela s’ajoute l’incapacité pour les Etats de réguler avec des monnaies qui se déprécient face au dollar.

Les disparités sont évidemment toujours de mise et l’absence de régulation jugulée à une gouvernance trop « souple » n’arrange pas ou peu la situation. Les conditions de vie sont toujours loin d’être optimales : le taux de mortalité infantile atteint les 70% et environ 20%  de la population souffre de sous-alimentation, la discrimination touche bon nombre de personnes comme les femmes ou les homosexuels et l’eau potable reste difficilement accessible selon les zones.

La croissance économique peut être une source de progrès mais dans le cas africain, de nombreux défis restent à relever. L’économie ne doit pas occulter les problèmes de fond. Actuellement, le continent doit faire face à de nombreuses situations délicates, dont la famine menaçant plus de 15 millions de personnes au sahel après le déplacement de la population vivant au Nord du Mali. La puissance africaine, servie par cette croissance économique, ne pourra se révéler sans une volonté ferme des politiques aussi bien en interne qu’à l’échelle internationale.

 

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