Retour sur 2011 (4/4) : 4ème trimestre

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En ce début 2012, il convient d’établir un petit bilan de l’année 2011, à partir des articles écrits sur notre site durant les douze derniers mois.

Le dernier trimestre de l’année a été marqué par une vague d’élections dans les pays arabes libérés de leurs autocrates, avec une forte tendance : l’arrivée au pouvoir d’islamistes modérés. Comme chez le voisin tunisien, c’est un parti islamiste qui l’a emporté au Maroc, le Parti de la Justice et du Développement, au cours des dernières législatives. La transition politique est aussi en marche en Egypte, où les résultats de la première phase des législatives a donné vainqueur le Parti de Liberté et Justice, dirigé par les Frères Musulmans. Signalons également qu’en Tunisie, après la victoire d’Ennahda, Moncef Marzouki a été désigné comme Président.

Le feuilleton libyen s’est quant à lui achevé avec la mort du colonel Kadhafi, tué dans des conditions suspectes dans son fief de Syrte, après plusieurs mois de résistance contre les rebelles et les forces armées étrangères. Plus à l’Est, c’est évidemment le front syrien qui attise les inquiétudes dans le monde entier. Le front anti Bachar El-Assad se veut plus affirmé, notamment depuis que la Ligue Arabe a annoncé son soutien aux opposants en suspendant temporairement la Syrie de ses membres. La Ligue Arabe a également joué le rôle de médiateur en envoyant sur place ses propres émissaires en décembre.

En Europe, c’est évidemment le sort de l’euro qui préoccupe toujours les gouvernements. Le Fonds Européen de Solidarité Financière a ainsi été augmenté (passant à mille milliards de dollars) et un nouveau plan d’aide à la Grèce voté en octobre. Quelques jours plus tard, le Premier Ministre Papandréou a dû démissionner, après avoir suscité l’émoi lors du G20 cannois avec sa proposition de référendum sur l’avenir de la Grèce dans la zone euro. Ce référendum n’a finalement pas eu  lieu. Les pays du Sud européen ont vu arriver à leur tête des technocrates : en Italie, Berlusconi a cédé sa place à Mario Monti, ancien membre de Goldman Sachs ou en Espagne, avec l’arrivée du Parti conservateur et son dirigeant Mariano Rajoy.

Sinon, la question du nucléaire iranien reste dans toutes les têtes, notamment après la parution du dernier rapport –alarmiste- de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique au sujet de la présence d’activités nucléaires en Iran. L’Iran a bloqué, fin décembre, le détroit d’Ormuz, pour contrer la menace de plus en plus pesante de sanctions économiques  à son encontre, du fait de ce programme nucléaire. L’Irak a, quant à lui, vu le départ définitif de l’armée américaine, qui quitte le sol irakien après plus de huit ans d’une guerre éreintante, meurtrière, et qui n’a pas véritablement pacifié le pays.

Dans d’autres contrées, n’oublions pas la mort du dirigeant nord-coréen  Kim Jong-Il, d’une crise cardiaque, remplacé immédiatement par son fils Kim Jong-Un, âgé de moins de trente ans ainsi que la réélection facile, en Argentine, la Présidente Cristina Kirchner a été réélue très facilement dès le premier tour.

Voilà, en quelques mots, ce qu’il fallait retenir de l’actualité de ce quatrième trimestre de l’année 2011.

 

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