Rétrospective 2014 : Administration Obama Acte 4

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L’année 2014 ouvre le dernier acte de la présidence de Barack Obama avec les élections de mid-term de novembre. Tremplin pour les futurs candidats à la présidentielle de 2016, elles déterminent aussi les grands axes de la politique intérieure et extérieure des Etats-Unis. Elles furent un élément capital de cette année marquée aussi par le sommet du G20, la peur des partenaires saoudiens face à la stratégie du pivot et la question de la Chine.

Barack Obama lors de son discours annuel du "State of the Union" le 28 janvier 2014.
Barack Obama lors de son discours annuel du “State of the Union” le 28 janvier 2014.

On pourra dire que 2014 aura été marquée par la peur et la déception mais aussi par les accusations. Cette année a commencé avec la nouvelle administration de la FED qui n’a pas manqué lors du G20 de février de pointer du doigt l’Allemagne en la désignant comme responsable de la morosité économique européenne. Elle s’est ensuite tournée vers la Chine pour lui demander une nouvelle fois d’accorder son taux de change avec les variations du marché de la monnaie. Ce dernier sujet étant éminemment politique, Pékin n’a pas infléchi sa ligne à la suite de cette simple remarque de la FED mais c’est la première fois que la banque centrale américaine se montre aussi directe.

Sur le plan de la politique extérieure, la récente montée de l’exploitation du gaz et pétrole de schiste rend les Etats-Unis de moins en moins dépendant des ressources saoudiennes et la politique du pivot qui recentre le pays sur le Pacifique achève d’inquiéter Riyad. Les saoudiens voient en effet se développer l’influence chiite dans leur région et sentent que les Etats-Unis se désengagent. Barack Obama est donc passé en mars pour rassurer ses homologues saoudiens et leur confirmer le soutien des Etats-Unis tout en leur demandant d’arrêter de soutenir des activités douteuses dans la région. Dans leur gestion de la Chine, les Etats-Unis continuent de surveiller la montée en puissance du pays et d’essayer de lui faire respecter les institutions en place sans brusquer une démocratisation qui se fait attendre. Dans le même temps, l’administration Obama a renforcé les liens avec les alliés historiques que sont les démocraties de la région comme le Japon ou la Corée du Sud.

L’attente des élections de mid-term et la crainte du moindre faux-pas dans une échéance aussi critique a suspendu toute décision significative jusqu’au début de novembre. Les républicains ont alors remporté les élections et les démocrates ont perdu leur majorité du Sénat. Barack Obama ayant les mains liées jusqu’à la fin de son mandat est alors paradoxalement apparu plus libre. Il s’est ainsi permis de s’exprimer sur les événements de Ferguson ainsi que sur le rapport sur les méthodes de la CIA remis début décembre. La remise de ce rapport, ainsi que les cyber-attaques nord-coréennes ont alors terminé une année maussade pour Obama. Néanmoins les Républicains auraient tort de penser que le plus gros est fait : ce vote a été une sanction contre Obama et son manque apparent d’activisme à l’international. Mais les démocrates ne sont pas tous mis dans le même sac et les Républicains sont détestés pour l’opposition systématique qu’ils ont organisée ces quatre dernières années. Pendant ce temps, Hillary Clinton se prépare…

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