Nouvelle montée des violences entre Israel et Gaza

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Cela fait neuf jours maintenant qu’un nouveau climat de violence s’est installé entre Israël et Gaza. Des tirs de roquets en provenance de Gaza ont succédé aujourd’hui à l’attentat à la bombe de Mercredi 23 mars, survenu en plein coeur de Jérusalem – la ville sainte n’avait pas connu une telle attaque depuis 2008. Ces attaques ont été effectuées en réponse au raid mené par Tsahal Mardi. Les dirigeants du Hamas, qui ne manquent pas de cynisme, ont appelé au calme. Ehud Barak, le ministre de la défense israélien a déclaré qu’Israël se réservait “le droit de comment et quand répondre, et avec quelle puissance de feu ou de munitions”.

Le discours du Caire d’Obama semble appartenir à un autre temps. Un temps où le Président américain pensait pouvoir faire face à une nécessité que « tous savent vraie » : la paix entre Israël et les Palestiniens. Les choses n’ont pas fondamentalement changé, à part que désormais, ce que tous savent vrai, c’est l’impasse politique dans laquelle se sont engouffrées les négociations entre Israël et les Palestiniens.

Devant le manque cruel de perspectives politiques, la solution pourrait bien venir « d’en-haut », comme l’expliquait l’année dernière Robert Wright du New York Times. « Les Nations Unies ont créé un Etat juif il y a soixante ans, elles peuvent bien créer un Etat palestinien aujourd’hui » écrit-il. Cette issue n’est pas idéale – y en a-t-il une qui le soit ? -, certes, mais il semble cependant qu’elle soit bien la « moins pire de toutes », au sens où elle permettrait de contenter peu ou proue tous les acteurs impliqués dans la résolution de la crise. Une aide ne serait pas de refus pour le président américain qui, on le rappelle, n’a jamais réussi à convaincre les israélien de procéder à la décolonisation de la Cisjordanie, et n’a jamais su utiliser les leviers financiers et stratégiques dont il dispose pour contraindre Israël. Israel, qui a perdu beaucoup suite aux excès de violence survenus lors des derniers raids menés sur Gaza par Tsahal – notamment une amitié diplomatique avec la Turquie – et qui a observé récemment la chute du régime allié de Moubarak en Egypte, pourrait aussi s’adapter à cette solution.

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