Retour sur 2011 (2/4) : 2eme trimestre

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En cette fin d’année, il convient d’établir un petit bilan de l’année 2011, à partir des articles écrits sur notre site durant les douze derniers mois.

Après un premier trimestre marqué par le début des Révolutions arabes, celles-ci se sont poursuivies en Libye. Mouammar Kadhafi a fait l’objet d’une contestation grandissante, chaque semaine alimentant un peu plus le feuilleton d’un combat épique entre forces gouvernementales et opposants, bientôt soutenus par des forces étrangères. Les pays étrangers avaient d’abord opté pour différents embargos, des gels d’avoirs financiers, une médiation de l’Afrique du Sud, avant de passer à l’attaque, par le biais de l’OTAN.

Le printemps arabe s’est ensuite déplacé vers l’Est, où la contestation grandit, durant le mois d’avril, en Syrie contre Bachar El-Assad. Au Yémen proche, le Président Saleh a signé un accord de sortie de crise assez rapidement, cerné par les opposants, victime d’un bombardement, et qui plus est, malade.

En Côte d’Ivoire, l’opposition entre Alassane Ouattara et le Président Laurent Gbagbo a finalement tourné en faveur du premier, bien que Gbagbo ait, un temps, fait le siège du quartier général d’Ouattara, dans un hôtel d’Abidjan.  Ouattara a ensuite été investi en grande pompe, et Gbagbo bientôt jugé par la Cour Internationale.

Les Etats-Unis ont failli connaitre l’un des pires revers économiques de leur histoire, puisque l’accord sur le financement du budget général a été passé quelques heures avant la date limite, sans lequel  tout l’appareil d’Etat aurait été à l’arrêt. Mais c’est surtout l’annonce de l’exécution d’Oussama Ben Laden, début mai, au Pakistan, par un commando de Marines, qui a refermé, dans les esprits américains, le cauchemar du 11 septembre. Néanmoins, de nombreux doutes subsistent qu’à l’issue finale de l’ancien chef d’Al-Qaïda.

En Europe, c’est évidemment le printemps qui a marqué le début du séisme économique retentissant encore aujourd’hui. Des plans de sauvetage ont été lancés pour la Grèce ainsi que le Portugal. La Grèce a d’ailleurs fait l’objet d’une retentissante dégradation de sa note courant juin, pendant d’immenses manifestations à Athènes. Les Européens ont commencé à penser à des solutions, comme celle des euro-obligations.

Signalons également l’élection de Michel Martelly à Haïti comme Président de la république, et celle d’Humala au Pérou. Et comment ne pas évoquer la démission forcée de Dominique Strauss-Kahn du Fonds Monétaire International, événement qui a bien plus fait la une des rubriques politiques que géopolitiques…

Voilà, en quelques mots, ce qu’il fallait retenir de l’actualité de ce deuxième trimestre de l’année 2011.

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