Vers un scénario à la Bush

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Alors que le troisième débat aura lieu cette semaine, les sondages laissent entrevoir une réédition du scénario de 2000 entre Bush et Al Gore.

La particularité de l’élection présidentielle américaine, où le Président n’est pas élu au suffrage universel mais par un collège de 568 grands électeurs, fait qu’un Président peut être élu sans toutefois avoir obtenu la majorité des votes populaires. C’est le scénario qu’avait connu Gege Bush en 2000 contre le démocrate Al Gore, lorsqu’il l’avait emporté après une décision de la Cour Suprême lui donnant la victoire dans l’Etat de Floride. Il ‘avait à l’époque recueilli 500 000 voix de moins que son rival au niveau national. Le 6 novembre 2012, l’élection devrait se jouer principalement dans deux swing states : La Floride, et l’Ohio. Deux Etats qu’avait emportés Barack Obama en 2008, mais où il est aujourd’hui au coude à coude avec son rival républicain. Un scénario inédit est même envisageable : une cohabitation entre Président et Vice-président. Cette possibilité, à ce stade surtout théorique, serait effective en cas d’égalité parfaite entre les deux candidats – chacun remporte la voix de 269 grands électeurs. Le Président serait alors élu par le Congrès, à majorité républicaine, et le Vice-Président par le Sénat, à majorité démocrate. Mitt Romney deviendrait alors le 45ème Président des Etats-Unis, et Joe Biden, actuel colistier d’Obama serait son Vice-Président. Cette hypothèse reste pour l’instant peu vraisemblable, car l’on s’achemine plutôt vers un scrutin serré où les recomptes de voix dans les swing states deviendraient cruciaux.

 La Cour Suprême, à qui il revient d’autoriser ou non ces recomptes, aurait encore un rôle crucial à jouer.

Ainsi, en 2000, le refus d’un nouveau décompte des voix avait donné la victoire à Bush.  L’avantage est toujours du côté des républicains, puisqu’ils ont nommé cinq des neuf juges siégeant à l’heure actuelle.

 

Le dernier débat, qui a lieu lundi, verra les deux candidats s’affronter autour des questions de politique étrangère. Iran, Libye, Irak … autant de sujets sensibles sur lesquels Romney ne manquera pas de critiquer la position du président sortant.  Le premier débat avait donné l’avantage à Romney, mais son rival avait réussi à inverser la tendance lors du second. Après avoir débattu sur la politique intérieure, les candidats s’affronteront sur la position des Etats-Unis sur la scène mondiale. La question  de la nécessité d’une politique intervensionniste sera sans doute l’un des points les plus attendus du débat.

Le nom du futur dirigeant de la première puissance mondiale reste encore inconnu. Ce 6 novembre 2012, ce sont tous les américains attendront avec impatience le nom de leur nouveau Président. Et avec eux, tous les citoyens du monde, désireux de connaître celui qui présidera à la destinée de la première puissance mondiale pendant les quatre prochaines années.

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