Israël devient-il fou ?

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A vrai dire, la majeure partie des pays occidentaux ont pris fait et cause pour la cause israélienne dans le conflit qui l’oppose aux Palestiniens pour plusieurs raisons : intérêts économiques majeurs, soutien à la démocratie, volonté de soutenir le choix de l’implantation d’Israël, décidé il y a presque un siècle, etc. Bref, la cause palestinienne faisait l’objet d’un soutien plus fortuit qu’authentique, mais bon nombre d’entre nous considèrent encore que cette petite région est uniquement peuplée de terroristes prêts à aller mourir en « martyrs » chez le voisin israélien.

Mais à partir d’un moment, après certaines décisions israéliennes, le soutien se fissure. Le choix israélien de ne pas reconduire le moratoire sur les constructions de colonies juives en Cisjordanie en est une, tout comme l’assaut donné contre une flottille « humanitaire » en juin dernier (et dont on ne saura probablement jamais le fin mot de l’histoire). Mais le jeu israélien en la matière est finalement bien ficelé : il faut voir jusqu’à quel point la communauté occidentale est prête à soutenir (ou à cautionner) les actes décidés par le gouvernement. Et pour le moment, Israël se contente de brimades en la matière.

Cependant, l’attitude du gouvernement palestinien pourrait bien changer les choses. Abbas et Bargouthi (membre du Fatah, actuellement emprisonné en Israël) n’ont pas appelé au djihad contre Israël, comme aurait pu le faire le Hamas. Non, ils attendent simplement de voir si le choix israélien se confirme, sans menacer qui que ce soit, en continuant d’appeler à l’aide le président américain, complètement inaudible sur le sujet. Dommage que la faiblesse du pouvoir en place ne permette pas une action plus forte sur ce sujet.

Ces dernières semaines, Israël s’est donc distingué par des actions « coup de poing », mettant véritablement un frein au processus de paix. Comme on l‘avait dit, la rencontre du 2 septembre n’a été que protocolaire, sans grand poids, permettant alors aux Etats-Unis de soi-disant reprendre le sujet en main. Mais les clés des négociations appartiennent véritablement aux deux parties. Netanyahu, en jouant avec le feu, ne peut qu’exacerber les tensions des peuples et autres mouvements terroristes palestiniens et étrangers. Mais tant qu’il aura l’impression d’avoir raison, aucune issue positive n’est possible.

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